De la biographie (2)

Publié le par Mr Vandermeulen

On est en droit de considérer le Vitæ Excellentium Imperatorum, soit en français le Traité sur les Grands généraux des Nations étrangères, de l’historien latin Cornélius Népos (env. 95 av. J.-C. ; env. 29), contemporain de Catulle et de Cicéron, comme l’un des premiers grands recueils biographiques. Composé de 23 biographies, ce livre doit en réalité être apprécié dans une œuvre beaucoup plus vaste qui ne nous est pas parvenue et dont seul le nom nous est resté, De Viris Illustribus, (Des Hommes Illustres). Cette œuvre colossale et largement perdue fut composée en seize catégories, qui toutes se donnaient pour sujet le biographique (tantôt un volume reprenait la vie Des orateurs latins, tantôt un autre celle Des poètes grecs, Des poètes latins, Des philosophes grecs, Des philosophes latins, Des historiens grecs, Des historiens latins, Des grammairiens grecs, etc, etc. On constate à quel point le cadre vaste que Cornélius Népos avait conçu pour son œuvre est inspiré par le désir commun à toute sa génération d’introduire dans l’histoire un esprit et un savoir encyclopédiques. Mais les exégètes s’accordent à penser que l’œuvre de Cornélius Népos a quelque peu manqué son but, cela même d’un point de vue de l’érudition. En effet, même si l’on y retrouve des emprunts à Polybe, Thucydide ou Théopompe, les sources de l’historien seraient peu sûres. (oui, Kévin, je te rassure : si c’est peu sûr, tu n’es pas obligé de commander le livre chez ton libraire). 

Publié dans Histoire-Géo

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