De la biographie (1)

Publié le par Mr Vandermeulen

Devant préparer quelques notes pour mon petit neveu qui doit présenter une allocution sur le biographique dans le cadre des conférences animées par le CNRS au Centre Alexandre Koyré de Paris dans le courant du premier semestre 2009, j’inaugure ici, pour lui, mais aussi beaucoup pour vous, mes chéris, une suite de courtes leçons sur les origines du mode biographique. Si l’on s’en tient à ce que disait le grand historien italo-juif Arnaldo Momigliano (1908-1987) à propos des origines de la biographie, on serait en droit de considérer avec lui que ce fut dans Xénophon (env. 428 à 355 av. J.-C.) que l’une des premières manifestations du genre se décela, lorsque notre Athénien spartophile nous conta dans son Agésilas, les grands moments de la vie du roi de Sparte. Mais ce texte, à la fois éloge et biographie, n’est pas sensu stricto ce que l’on entend de nos jours par une œuvre biographique. Cela de la même façon que l’on décèle, dans certaines autres grandes œuvres de la Grèce Antique, des parties ou passages qui, si nous les détachions de leur corpus, présenteraient des atours suffisamment séduisants pour que l’on puisse les entrevoir comme de véritables biographies ; on pense ici bien sûr aux pères de l’histoire, Thucydide (460 av. J.-C. ; 400 av. J.-C.) qui dans sa sublime Histoire de la Guerre du Péloponnèse s’attarde longuement sur la vie de Périclès, et, bien sûr aussi, à Hérodote (env. 484 av. J.-C. ; 425 av. J.-C.), qui dans son Enquête ou encore dans ses Histoires, nous parle de façon approfondie de Cyrus, de Crésus, ou encore de Thémistocle.

Publié dans Histoire-Géo

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