Punition collective !

Publié le par Mr Vandermeulen

Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d’hypocrites.

Ph. Bouvard

Exercice :
Je commente, je développe, et je ne copie pas sur mon voisin.

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VERHAEGHE 03/01/2011 17:45


je veu une punition a ecrire merci a vous


Mr Vandermeulen 18/05/2008 12:08

Votre sagesse vous honore, Docteur. Nous sommes dimanche, la médaille du bon méritant vous revient !

Docteur C 18/05/2008 11:55

Enfin j'aurais plutôt dû mettre la position sceptique, critique, plutôt que purement nihiliste. Je ne sais plus qui a dit de Cioran que s'il était vraiment nihiliste il n'aurait pas écrit. Et du coup bon, voilà, les grandes figures nihilistes, de Schopenhauer à Cioran en passant par Nietzsche, n'étaient pas que nihilistes. On ne peut être en étant nihiliste.

Je me mets 10/20, tout juste.

Docteur C 17/05/2008 22:58

C'est dur Monsieur...

Je ne sais pas si on peut dire que le cynisme est forcément le comble de la franchise dans une société d'hypocrites. Si l'on entend cynisme par mépris des conventions sociales et haine de l'hypocrisie, dans le sens courant du mot, éventuellement. En revanche si on en recoure à la vie exemplaire de Diogène de Sinope, telle qu'elle nous est parvenue par la tradition, alors on s'aperçoit que le cynique est très dépendant des conventions sociales. C'est vraiment un devenir-chien, la chose, même évidente, doit être mentionnée. Même nu et crachant leurs vérités à la face des puissants, le cynique dépend de la main qu'il mord mais aussi de la main qui le nourrit. Il dépend de son art d'être cynique, de son art de choquer et d'amuser les hypocrites. Un cynique ne dure pas : soit il devient lui-même un hypocrite, soit il est banni, et ne peut plus exercer son cynisme.

Il me semble que le comble de la franchise dans une société d'hypocrite se situerait plutôt dans la position nihiliste. Le nihiliste ne dépend pas, puisqu'il est dans le mépris pur, et non pas dans le renversement ou le dévoilement. Il est proprement ailleurs, retranché dans sa négativité. Et lorsqu'on en recoure à la vie exemplaire d'Emil Cioran, on se dit qu'on peut durer comme nihiliste, même dans une société très hypocrite. Malgré sa hargne constante et son obsession de la mort et de la décrépitude, Cioran aura bien vécu, surtout sa vie intime, plutôt heureuse, même s'il savait se plaindre comme il fallait.

Le comble de la franchise dans une société d'hypocrites, c'est de nier ce qui fonde hypocritement cette société.

Cette conclusion sent l'anti-utopie...