Une vie, une œuvre, une page… Paul Renan (2)

Publié le par Mr Vandermeulen

Malheureusement, il faut ici le dire, Paul Renan n’était pas un cadet du grand Ernest Renan, le terrible auteur de la Vie de Jésus. Il nous est même dicté de vous dire que M. Paul Renan n’a pas réellement existé, mes enfants. Il s’agit d’un nom de plume, crée pour une occasion bien particulière par un monsieur qui s’appelait en réalité Michel Materne, et qui naquit en 1826 à… Virton, en Belgique.
Eh oui, c’est à un Belge que la France doit son plus beau poème…
A l’âge de 24 ans, nommé titulaire de la septième latine du Collège communal de Virton M. Materne fut, des années 1850 à 1890, professeur d’Histoire et de géographie, puis préfet au Collège de Verviers, une petite ville de la Gaume wallonne. Elève méritant et bénéficiaire de quatre bourses Dumont, il dispensa l’histoire et la géographie, et fut également chargé de cours de dessin à l’Ecole moyenne. Nommé directeur de l’Ecole Industrielle et Littéraire de Verviers, il y enseigna le français puis, grâce à lui, l’école se mua en Collège communal. Il y fut nommé préfet, fonction qu’il occupa de 1880 à 1890, année de sa retraite. Plus tard, le Collège, changé en Athénée, porta l’un de ses nombreux pseudonymes, Thil-Lorrain, celui qui le rendit célèbre lorsqu’il en usa pour signer des pièces de théâtre, des romans, des biographies, et toutes sortes  d’ouvrages pédagogiques qui se voulaient des outils « moralement didactiques », tels que Pépin de Landen ou les ancêtres maternels de Charlemagne, Pépin d’Herstal ou l’avènement des Carolingiens, ou encore le plus austère Etudes historiques sur les légendes scandinaves de la province de Luxembourg, comparées à celles de tous les autres pays du monde qui ont les mêmes traditions comme fondement.

Merci, Athénée Thil-Lorrain, d’honorer encore aujourd’hui le nom d’un grand poète qui doit tant à la France !

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