Des racines de l’écologie, Savitri Devi

Publié le par Mr Vandermeulen

savitri01.jpgContinuons notre petit tour d’horizon des quelques figures symptomatiques qui font la diversité de la pensée écologique d’aujourd’hui. Et continuons, si vous le voulez bien, avec les personnages les plus sulfureux et les plus extrêmes, ceux dont les divers mouvements de l’écologie profonde (Deep ecology) se sont emparés. Nous aborderons dans les prochaines leçons des personnages plus fréquentables mais, pour l’heure, restons dans le prolongement de la pensée de ce cher Pr. Haeckel.

 

C’est une boutade qui à force de se répéter n’en reste plus une : Brigitte Bardot, à trop aimer les animaux, en aime de moins en moins les gens. C’est là une réflexion que l’on entend souvent à propos des personnes qui portent un amour très (trop) large aux animaux. Ceci, on a pu également le dire à propos de Savitri Devi, la célèbre prêtresse de l’écologie profonde fortement influencée par les thèses du Pr. Haeckel et icône incontestée du néo-nazisme contemporain.

 

S’il existe une pensée par laquelle l’écologie profonde, la cause animale, le racisme et l’antisémitisme d’obédience national-socialiste a pu cohabiter en toute vraisemblance, c’est très certainement dans le cerveau de Savitri Devi que cela s’est passé. 

 

De son vrai nom Maximiani Portas, Savitri Devi est née en 1905 et fut élevée en France par des parents grec et britannique. Doctorante en philosophie puis licenciée en chimie en 1931, sa pensée se constitua à partir de son très grand intérêt pour la cause animale, et d’une puissante aversion pour le judaïsme, répulsion qui lui vint très jeune, lorsqu’elle visita Jérusalem à la fin des années 1920. Cette synthèse de son amour pour la cause animale, son admiration pour Hitler ainsi que sa version « très personnelle » de l’hindouisme se retrouve dans plusieurs ouvrages qu’elle publia dès son retour en Europe en 1946 (oui, Madame a passé les années 1940 en Inde, marié qu’elle était avec son bon aryen d’Indien pro-nazi).

 

Savitri Devi fut, nous dit-on, (du moins c’est ce que véhiculent les nombreux sites néo-nazis qui lui sont dédiés) anéantie par la défaite de l’Allemagne.

savitri02.jpg

  « En juin 1945, près de Varkala sur la côte de Malabar, elle décida de se tuer en marchant dans l’océan. Mais quand l’eau lui arriva aux épaules, soudain la Force de Vie s’agita en elle. Une pensée lui traversa l’esprit comme un éclair. C’était un commandement : vis ! Vis pour témoigner de la vérité. Vis pour voir le jour de la vengeance, quand les vainqueurs de 1945 seront précipités dans les enfers. Vis pour dire : « Je vous le dis ! ». Comme Savitri le dit dans une lettre à George Lincoln Rockwell datée du 28 août 1965, « Je suis sortie de la mer pour ce futur plaisir possible, et seulement pour cela, et j’ai commencé à vivre sans espoir, seulement pour la haine ». A partir de ce moment, Savitri se lança dans une vie itinérante et ascétique. Ses deux activités principales furent de témoigner infatigablement pour le national-socialisme et de s’occuper des animaux sans abri et maltraités, surtout les chats. »

 

 

Bien, bien. Voilà qui est dit. Avec ceci de peut-être encore plus dérangeant : « Il semble que ce ne soit qu’une question de temps avant que, en accord avec la théorie des milieux cultistes de Colin Campbell, des membres de la sous-culture nationale-socialiste commencent à entrer dans les secteurs les plus militants du mouvement écologiste. Il y a quelques indices anecdotiques que ce scénario est précisément en cours de développement dans les sous-cultures britannique et suédoise de la libération animale » [1].

 

[1] Repris sur un site Internet proche de l’extrême droite.

savitri03.jpgMadame, en compagnie de quelques bons camarades.

Publié dans Leçons du groupe A

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

L.L. de Mars 10/03/2008 16:21

Certains nazis particulièrement confus finissent leur vie de haine de l'humanité et d'amour des animaux en photographiant les premiers de la même manière qu'autrefois ils se donnaient aux seconds; le bal des raies manta de Leni Riefensthal a fini son hymne à l'Origine en un bouquet de nègres.
Quand Diderot évoquait l'amour des femmes pour leurs chiens, il disait qu'elles jetaient à ceux-ci un sentiment dont elles ne savaient que faire.

Jean-Claude de la Morvandière 10/03/2008 13:13

oui, enfin bon, comment dire?... si vous me permettez l'expression, on dirait que ces braves gens ont un balai dans le cul - mais un balai cassé - qui donne à leur bras cet axe si surprenant et à leur visage cet air légèrement incommodé. Tout ça paraît d'autant plus étrange qu'on n'emporte généralement pas de balai pour faire du camping, non?

Mr Vandermeulen 10/03/2008 12:03

Vous aimeriez voir le contre-champ, c'est cela Jean-Claude ?

Jean-Claude de la Morvandière 10/03/2008 11:43

Ah dites moi, tous ces gens sont tellement sympathiques !
Mais enfin, c'est curieux, pourriez-vous m'éclairer sur ce que Madame et ses camarades semblent vouloir nous désigner du bras dans le ciel ?