Tout fout le camp, mon bon monsieur… [leçon du groupe B #1]

Publié le par Mr Vandermeulen

--diteur.jpgBonjour, mes enfants. Il y a deux ans paraissait aux Impressions Nouvelles un livre rare et intéressant, Naissance de l’Editeur, des deux professeurs liégeois Durand et Glinoer. L’une des premières pages de ce livre reprend, sans autre commentaire, une suite de différentes acceptions du mot « éditeur », des années 1694 à 1880 ; je ne résiste pas à vous la présenter…

Édition : Impression, publication d’un Ouvrage, d’un livre, action par laquelle on le met au jour.

Dictionnaire Furetière, 1694

Édition : Impression, publication d’un Ouvrage, d’un livre. [...] On le dit en parlant des personnes qui ont procuré l’édition, ou des Imprimeurs mêmes. Ce volume est de l’édition de Plantin. L’édition est d’un bon critique.

Dictionnaire Furetière, 1727

Éditeur : Auteur, homme d’étude qui a soin de l’édition de l’ouvrage d’un autre, & pour l’ordinaire d’un Auteur ancien ; car Editeur ne se dit ni des ouvriers Imprimeurs, ni d’un Auteur qui imprime ses propres ouvrages.

Dictionnaire de Trévoux, 1743

Éditeur : Celui qui prend soin de l’Édition d’un ouvrage. (Un Editeur doit être au fait de la matière que traite l’ouvrage qu’il veut publier. Ce livre a eu un ou plusieurs Editeurs.)

Dictionnaire Richelet, 1759

Éditeur : Celui qui fait imprimer l’ouvrage d’autrui en se donnant quelques soins pour l’édition. [...] Par extension, les libraires prennent quelquefois le titre d’éditeurs des ouvrages qu’ils publient à leurs frais.

Dictionnaire de l’Académie française, 1849

Éditeur : Celui qui se charge d’éditer des ouvrages, à des conditions convenues avec les auteurs [...]. Lettré qui publie l’ouvrage d’un autre, qui en revoit le texte, et souvent l’accompagne de notes.

Larousse du XIXe siècle, 1870

Éditeur : Celui qui publie l’ouvrage d’un autre. [...] Particulièrement, libraire qui publie un livre à son compte ; et, adjectivement, libraire-éditeur. M. Hachette est l’éditeur de ce dictionnaire.

Littré, 1874

Éditeur : On entend par ce mot : 1° l’homme de lettres qui revoit et publie les ouvrages d’un autre, ou même qui révise les siens propres ; 2° le libraire qui publie à ses frais l’ouvrage d’un auteur. Dans la première classe, on peut ranger la plupart des commentateurs et philologues, tant anciens que modernes, depuis Aristarque et Démétrius de Phalère jusqu’à nos jours. Parmi les seconds, qu’on appelle aussi libraires-éditeurs, il faut citer les Aide, les Estienne, les Elzévir, les Barbou, les Didot, les Panckoucke, Crapelet, Bodoni, Baskerville, Brockhaus, L. Hachette, M. Lévy, Furne, Didier, Garnier, etc.

Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts, M.-N. Bouillet, 1880

EXERCICE :

Imaginez une définition du mot « éditeur »  pour 2007. La meilleure copie intégrera peut-être le Petit Vandermeulen Illustré 2008.

Publié dans Leçons du groupe B

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Mr Vandermeulen 12/10/2007 18:10

Très belle précision, Pierre, merci.
C'est une excellente initiative que vous avez là : la Tecktonik est à mon humble avis le courant que tous les créateurs dignes de ce nom devraient suivre. Comme à votre habitude, vous êtes à la pointe. Je vous en félicite.
Je vous fournis quelques pièces qui apporteront à votre bande dessinée la tension dramatique que le jeune lectorat affectionne tant : voici quelques scènes de combat :
Chez les enfants d'abord, c'est un peu brouillon, mais tout est là. http://www.youtube.com/watch?v=Njri8NbwU6k

Et ensuite chez les grands : http://www.youtube.com/watch?v=iSMLtA_CMXA
On remarquera une certaine similitude dans les attitudes du public tecktonik d'avec celui des compétitions d'échappements (je prépare quant à moi un ouvrage sur ce phénomène) : http://video.google.fr/videoplay?docid=2904302005836455884

pierre maurel 12/10/2007 17:32

on notera le "schisme de 1743" (j' ai décidé de l' appeler ça-com' !): à savoir, c' est à partir de cette date qu' est précisé "l’édition de l’ouvrage d’un autre"... soit le début de la dépossesion du travail de l' auteur par de grands groupes le plus souvent... auparavant l' auteur était encore considéré comme apte à "s'autoéditer" (beurk...).
aujourd'hui, il n'est plus qu'une "étape de la production en amont"...
entendons nous bien chers amis, je parle ici d' Edition, avec un grand A, et pas de ces petites sociétés non déclarées à l' URSAFF qui "dialoguent avec l' auteur" quand à l' objet final...encore moins des "fanzineux", ces pouilleux aux mises en place inexistantes ("oui coco, j' ai reçu un présentoir de la collection 32, alors ton truc, tu repasseras après la crise...").
PS: je prépare un ouvrage sur le phénomène "techtonic" en bande dessinée... pour un éditeur, un vrai ! vous sachant pratiquants, chers amis, je compte sur vous pour me fournir de la documentation et des accès à ce milieu encore trop secret à bien des égards...

AMBRE 10/10/2007 12:18

Ah, écoutez, quand on me cherche, on m'a.

Mr Vandermeulen 10/10/2007 12:14

Mr Ambre, cher collègue...
Laissez les enfants participer, voyons...

AMBRE 10/10/2007 11:58

ÉDITEUR, TRICE n.
1. Société, association, organisme ou auteur — ou, du reste, n’importe qui — assurant la publication, la promotion et la mise en vente d’ouvrages imprimés, sonores ou sur support numérique.

Michel-Édouard Leclerc est l’éditeur de son blog (…) www.supersites.com

Radiohead a décidé d’être son propre éditeur (…) www.superrock.cz

Mot de l'éditeur : Qui a dit : « L’été, il ne se passe jamais rien ! » ? Certainement pas Gonzague Saint Bris ! www.fnac.fr

Au chiotte les éditeurs de « bédé » ! pouah ! J.C. Menu, « quand j’étais éditeur », 2017


2. Programme informatique permettant la composition de textes.

Dér. Éditeur indépendant Voir Loser, Précaire, Alternatif